poésie

Les senteurs familiales – Umàr Sali

image@sunuNataal

Mon père sentait la propreté. Ma mère, elle, la spiritualité.
Subtile odeur que celle du père, fabriquée entre le soleil ardant sous lequel étaient séchés ses quelques habits au tissu modeste et l’humidité de la valise en fer, rare objet de son passage à l’armée restés encore intacts, avec une gourde et un « quart » en aluminium.

Jamais je ne suis tombé en amour d’autres odeurs que des miens. Leur immatérialité me fascinait par leur constance et intacte fidélité. Jusqu’à leur mort.

Si l’odeur de la propreté est simple, légère et rieuse, celle de la spiritualité, elle, est accentuée, d’apaisement et de douceur. Calme et imposante par le temps qu’elle met à nous suivre. Comme pour s’assurer qu’elle ne sera pas altérée. Une odeur silencieuse mais gaie.

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